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tombent"
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de reconnaissance"
Comment s'affranchir de l'impuissance.
La souffrance psychologique est une perte de vie. Elle ne sert à
rien, elle est cruelle et surtout trompeuse. Je dis trompeuse, car la souffrance
inutile dont nous pensons qu'elle est non seulement utile, mais nécessaire,
et qu'elle fait partie intégrante de la vie. Les souffrances morales
et émotionnelles ne font pas partie de la vie. Il n'est pas nécessaire
de tolérer des pensées ou des sentiments qui nous font souffrir,
même si ceux-ci cherchent à nous convaincre du contraire. Nous
avons toujours le choix quand la souffrance physchologique est en cause.
Il n'est jamais nécessaire de succomber à l'impuissance
qui rend la vie insupportable.
-J'aimerais être de votre avis, mais j'ai bien peur que, peu
importe la direction que je choisis de prendre, je me heurte toujours
tôt ou tard à un conflit ou à une cause de souffrance.
-C'est exact.
-N'avez-vous pas dit que j'avais le choix ?
-Oui, mais uniquement si vous cessez de choisir des moyens d'évasion
!
-Eh bien ! comment, dans ce cas, devrais-je penser à ce qui
me fait souffrir ?
-Justement. Votre souffrance vient de ce que vous pensez à
vous. L'orientation, la direction que vous dictent vos pensées quand
vous cherchez à vous évader de votre prison personnelle sont
tout simplement le prolongement de celles qui vous font éprouver
ce sentiment d'enfermement.
La quête désespérée du bonheur est le
prolongement du malheur. le bonheur ne se cherche pas lui-même. Il
est lui-même. Le désir de confiance est le prolongement du
doute. L'espoir d'un avenir meilleur le prolongement d'un passé pâle
et vacillant. Même le fait de se culpabiliser si on se met en colère
est le prolongement de l'irritation qu'on avait d'abord ressentie. Quelle
que soit la direction que l'on prend pour fuir un quelconque malheur,
elle ne saurait qu'être le prolongement de cette détresse,
peu importe le temps ou la distance que l'on place entre soi et elle. Tous
les choix que nous effectuons à un échelon malheureux de notre
vie nous fournissent des réponses qui prennent racine dans le problème
lui- même. Voilà qui peut nous aider à mieux comprendre
le message du Christ: "Vous récolterez ce que vous avez semé".
--Bien sûr, ma vie reflète ce que vous dites. Que faire
alors ? Quelle direction dois-je prendre ?
--Le problème est que votre question laisse déjà
entendre que vous sentez le besoin d'aller quelque part ou
de faire quelque chose. Ce qu'il faut, c'est que vous cessiez
d'être la personne que vous pensez être.
-- Comment ?
--Acceptez de voir le vrai dans tout ce que nous avons dit. Observez-vous.
Voici un exemple parmi d'autres. Surprenez-vous à
porter attention à une angoisse qui vous est familière quand
elle vous dit comment planifier un avenir meilleur, et demandez-vous ensuite
si c'est une preuve d'intelligence que de demander à un requin comment
sortir de l'eau. C'est insensé, n'est-ce pas ? Surprenez quelques-uns
de ces perfides dialogues avec vous-même, et avant longtemps un miracle
se produira. Vous cesserez de vous demander conseil, car vous ne mettrez
plus votre confiance dans ce moi qui vous a égaré.